Bien sûr,pour tous les enfants de l'oeuvre , et ce , depuis qu'elle existe, l'oeuvre c'est une grande cour, un terrain de foot ou de jeux, un bassin. Hier c'était le pas de géant, les châteaux pris d'assaut avec des balles de chiffons et des boucliers, mais pour tous l'oeuvre c'est aussi et surtout "la chapelle." Les jeux ont changé, elle, est restée.

Dernièrement j'ai assisté à la scène suivante:
        Un enfant arrive, vient dire bonjour au Père Vincent, me salue par la même occasion puis se prépare à rejoindre ses camarades dans la cour. Alors le Père lui dit:
      "Tu nous as dit bonjour c'est bien, maintenant va dire aussi bonjour à Jésus à la Chapelle. "
(Sous entendu:va voir le patron,si j'ose dire) Et l'enfant est allé prier à la chapelle, comme une chose naturelle.

     J'ai déjà dit le souvenir que j'avais des prières dites dans ce lieu avant les départs pour La Louvesc ou St-Agrève. J'ai encore les souvenirs de moments de recueillement , ou de catéchisme, ou même de lecture de livres de messe pendant les très ésotériques vêpres des jours de grandes fêtes où, nous les enfants , ne comprenions pas grand chose à ce va et vient d'enfants de choeur armés de claquoir ou de candélabres et ces chants étranges en latins. Alors pour la énième fois je lisais la passion du Christ. (J'aimais surtout les passages devant Ponce Pilate, qui comportaient des dialogues plus faciles à lire.) Mais pour tous La Chapelle était, on le sentait bien, le lieu où résidait l'âme de l'oeuvre.
     
      Aujourd'hui encore , lorsque j'y rentre, je revois encore le gamin que j'étais, assis sur des bancs aujourd'hui disparus.
Mr Perruchon assis devant son harmonium,continue à accompagner les chants que le Père Rovarino nous apprend. Le choeur est toujours aussi impressionnant à mes yeux. Plus, certainement, qu'aux yeux des gosses d'aujourd'hui. Le pragmatisme ayant fait
fuir le sacré.
Mais ça, c'est une autre histoire . On en parlera peut-être un autre jour.

 

Les quelques photos ci dessous montrent dans quel état se trouvait notre chapelle après le bombardement du 27 mai 1944 et
ce qu'elle est de nos jours après la dernière rénovation.
Bravo et merci à tous ceux qui ont oeuvré à la réalisation de ce magnifique ensemble, notamment les marbriers Pilati (père et fils) et Pierre Tempesta (ferronier d'art, ancien de l'oeuvre)

      

Après le bombardement du 27 mai 1944

 

  
La reconstruction encours

   

Le maître autel en 1950

  
L'autel aujourd'hui réalisé par les marbriers Pilati et fils qui ont aussi assuré le transferts des magnifiques mosaïques de l'autel précédent.

  




           
Quelle magnifique croix réalisée par notre ami Pierrot Tempesta, ancien de l'oeuvre des années 50.
Salut Pierrot et Chapeau! En la regardant je vois deux bras qui rassemblent l'ensemble des humains et les propulsent vers le ciel avec à la fois vigueur et légèreté.

N'hésitez pas à donner votre avis en écrivant à timondavid@free.fr

 

 


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